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mardi 14 octobre 2008

Fès, présentation de la ville

Où dormir à Fès?
La plus ancienne des cités impériales, Fès (1 million d’habitants) est le cœur symbolique et la capitale culturelle du Maroc.
Berceau d’une monarchie millénaire, Fès fut aussi pendant longtemps la capitale politique de l’empire chérifien.

C’est en 789, qu’Idriss Ier, fondateur de la première dynastie impériale du pays, établit une petite ville berbère sur la rive droite de l’oued. En 809, son fils Idriss II, fondait à son tour, de l’autre côté de la rivière, une vraie ville musulmane, avec son palais royal, sa mosquée, ses canaux et ses murailles.

En 817, fuyant Cordoue, 8000 familles musulmanes andalouses
chassées par les Omeyades, s’installèrent à Fès ; un peu plus tard, des arabes de Kairouan (Tunisie) vinrent aussi y chercher refuge. Des juifs s’établirent également en grand nombre. Toutes ces populations apportèrent chacune leur patrimoine religieux, culturel et architectural, créant ainsi les bases de la grandeur de la ville.

Avec l’arrivée des Almoravides en 1070, qui régnèrent 80 ans sur la ville, ce fut le début de l’âge d’or : ils réunirent les deux villes dans une même enceinte et en firent la deuxième ville du pays, après Marrakech (fondée par eux à la même époque).

Avec les Almohades au XII ème et XIII ème siècle, Fès devint une grande cité religieuse et intellectuelle (mosquée et université Karaouine).

Sous les Mérinides, au XIV ème siècle, Fès se trouve à la tête d’un vaste empire et atteint son apogée (avec la floraison de fastueuses demeures, de mosquées, et de médersas accueillant les étudiants attirés par le renom de l’université).

Puis, après un certain déclin sous le règne des Saadiens (qui préféraient Marrakech) et des Alaouites (qui délaissèrent quelque temps la cité pour Meknès), les sultans revinrent y résider afin de maintenir leur mainmise sur le Nord.

Au XIX ème siècle, la ville a conservé un immense prestige et sa vieille université Karaouine rayonne sur le monde musulman (elle continue de fournir au Gouvernement nombre de ses cadres). Les commerçants fassis ont acquis une grande réputation et constitué une bourgeoisie d’affaires influente.

Mais au début du XX ème siècle, accablée de difficultés économiques et politiques (Fès, volontiers frondeuse, se trouve souvent en conflit avec le sultan), le mécontentement est général, la révolte est partout et le pouvoir est débordé. En 1911, Fès est investie par des tribus berbères et le sultan doit faire appel aux troupes françaises pour sauver son trône ; l’année suivante, le traité de Fès sera signé et peu après l’arrivée de Lyautey, le nouveau sultan quitte la ville millénaire pour Rabat : Fès n’est plus la capitale du Maroc.

lundi 1 septembre 2008

Fès, La Médersa Bou Inania


Fondée de 1350 à 1355, par le sultan mérinide Abou Inan est la plus célèbre de toutes les médersa mérinides de Fés et du Maroc.
En plus de son rôle de collège d’enseignement et d’hébergement d’étudiants, elle devait remplir la fonction de mosquée le vendredi.
Elle est pourvue d’un minaret de belle proportion et d’une horloge hydraulique (magana) dont le système de fonctionnement est encore méconu aujourd'hui.

mardi 1 avril 2008

El Jadida, histoire de la ville


Où dormir à El Jadida?
En 1502, des naufragés portugais y construisent un petit fortin; douze ans plus tard, en 1514, le roi du Portugal fit édifier un château fort et une petite agglomération qu’on baptisât Mazagan (Mazagão).
En 1541 après la perte, d’Agadir, Safi et Azemour, les portugais décident d’y concentrer tous leurs efforts et ainsi de faire de Mazagan une citadelle imprenable…. Pendant 2 siècles ils réussirent à repousser tous les assauts….
Mais en 1769 le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah attaque Mazagan et après 2 mois de siège, le roi du Portugal donne l’ordre de quitter la place. Avant d’évacuer, les portugais brûlent leurs maisons et minent les bastions et remparts… si bien que lorsque les
assaillants entrent dans Mazagan une série d’explosions détruit la ville.
Bien que rebaptisée EL- Jadida, la ville resta à l’état de ruines pendant presque 50 ans, et ce n’est qu’en 1820, sur ordre du Sultan Moulay Abderrahman que l’ancienne cité portugaise se releva de ses ruines.

lundi 17 mars 2008

Casablanca, le Musée de la Villa des Arts

Installé dans une jolie villa des années 30, ce musée présente un ensemble d’œuvres contemporaines, ce qui en fait la première ébauche du musée marocain d’art moderne et contemporain.
Le Musée permet de se familiariser avec les principales personnalités de la peinture marocaine et de découvrir des tableaux des deux pionniers de la peinture moderne, Ahmed Cherkaoui et Jilali Gharbaoui, ainsi que certains de leurs successeurs, tels que Mohamed Kacimi, Farid Belkahia et surtout Mohamed Serghini, abondamment représenté.
Un auditorium, un centre de documentation et une cafétéria ajoutent au charme de cet endroit, qui affiche l’ambition d’être un point de rencontre entre les
artistes et le public.